Le vaisseau de pierre
Par Naya, jeudi 19 août 2004 à 15:33 :: Incipit :: #18 :: rss
Hier soir j'ai commencé la rédaction de mon roman. Moment bizarre, tard le soir. Presque solennel parce que j'ai la sensation que j'irai jusqu'au bout de ce roman là.
La première partie du plan se détaille maintenant scène par scène.
Un peu poussée par une logique qui n'était pas forcément la mienne au départ, mon histoire se situe en Provence et ça me fait bizarre de convoquer mes souvenirs d'enfance pour construire les décors.
Mes parents étaient des visiteurs de ruines. Dès qu'il y avait un pan de mur écroulé avec un bout de sculpture dessus, on y allait. Je me revois en short et sandalettes, cavalant avec ma soeur dans les ruines, faisant tout ce que les mômes font: hurler dans les cheminées, sauter sur les dalles de pierre, prendre les colonnes dans ses bras pour voir si on en fait le tour. Et surtout aller partout où c'était interdit d'aller. L'écho de nos jeux résonne encore. Alors, voilà, cet été, dans ma maison qui est comme un vaisseau de pierre dans les champs de blé; Sous ce ciel tellement grand qu'on dirait la mer, j'ai embarqué pour une aventure intérieure.Je commence à confondre la nuit et le jour. J'espère que j'arriverai à quai.
ça commence comme ça:
Les bras tendus vers l'inaccessible, elle brule d'un feu liquide. L'air qui pénètre dans son corps est rare et sec. La mort l'attend. Elle veut crier mais plus rien ne vient. L'air a disparu. C'est la fin.
La première partie du plan se détaille maintenant scène par scène.
Un peu poussée par une logique qui n'était pas forcément la mienne au départ, mon histoire se situe en Provence et ça me fait bizarre de convoquer mes souvenirs d'enfance pour construire les décors.
Mes parents étaient des visiteurs de ruines. Dès qu'il y avait un pan de mur écroulé avec un bout de sculpture dessus, on y allait. Je me revois en short et sandalettes, cavalant avec ma soeur dans les ruines, faisant tout ce que les mômes font: hurler dans les cheminées, sauter sur les dalles de pierre, prendre les colonnes dans ses bras pour voir si on en fait le tour. Et surtout aller partout où c'était interdit d'aller. L'écho de nos jeux résonne encore. Alors, voilà, cet été, dans ma maison qui est comme un vaisseau de pierre dans les champs de blé; Sous ce ciel tellement grand qu'on dirait la mer, j'ai embarqué pour une aventure intérieure.Je commence à confondre la nuit et le jour. J'espère que j'arriverai à quai.
ça commence comme ça:
Les bras tendus vers l'inaccessible, elle brule d'un feu liquide. L'air qui pénètre dans son corps est rare et sec. La mort l'attend. Elle veut crier mais plus rien ne vient. L'air a disparu. C'est la fin.

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