Naya blog

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lundi 25 juillet 2005

Histoire suivante

Moi je crois qu'on devrait rajouter art littérature et poésie au programme des études de médecine.



Dorénavant, je prendrai bien soin de mon petit coeur, mais n'essayez pas, chers toubibs, de le rendre aussi indifférent et rêche qu'une serviette de bain sans assouplisseur.

Bande-Son: Don Giovanni
Humeur du Moment: S'étirer comme un chat dans un hamac

jeudi 21 juillet 2005

Groumph aussi

Aujourdh'ui c'est mon anniv et hier, ça tombait bien: j'avais rendez-vous avec mon ophtalmo pour mes nouvelles lunettes, cadeau sympa en perspective. Et ben c'était pas une bonne idée parce qu'il m'a dit que si je ne changeais pas de toubib tout de suite et que je ne prenais pas un traitement d'urgence, j'allais casser ma pipe ou pire devenir folle ou handicapée.
Bref me revoilà revenue quelques années en arrière et y'en a marre.
Alors si quelqu'un qui passe ici connais un bon acupuncteur, soit gentil cher visiteur et donne moi son adresse. Je veux pas mourir avant d'avoir eu le prix Nobel ;))

Bande-Son: Tout le bonheur du monde
Humeur du Moment: ça va pas se passer comme ça non mais !

lundi 18 juillet 2005

L'autre nuit

La nuit est faite pour écrire. Le jour aussi.



Scène de nuit dans le jardin. Premier rituel indispensable.

Bande-Son: Phil Von l'autre nuit
Humeur du Moment: warning cerveau rempli not enough memory

lundi 11 juillet 2005

Soufflée, glacée

Bizarrement, je ne connaissais pas la mer en hiver. J'ai eu de la chance, ce we l'hiver était venu rendre visite à juillet.
La plage était belle et vide. Quelques cerf-volants tout de même pour profiter de ce vent étrange et pénétrant qui se glissait par vagues sous nos vêtements de pluie. Ces petites attaques perfides nous ont laissé tremblants et frigorifiés. On a lutté bravement contre les petits coups d'aiguille que nous donnaient tout à la fois, le sel, le vent, le froid et le sable mais on a pas gagné cette bataille alors, basta pour la plage.
Heureusement, dans le nord, on sait quoi faire les jours de pluie quand il fait froid. Rien de tel que le nid des amis pour se tenir au chaud, refaire le monde, bricoler un peu, manger et boire à en avoir le bidon tout rond.
J'étais partie à la pêche aux histoires et j'en ai trouvé. Maintenant mes doigts courent plus légèrement sur le clavier accompagnés qu'ils sont désormais du bruit du ressac.
On reviendra au mois d'août pour voir. Et puis peut-être aussi au mois de septembre pourquoi pas.
J'ai tout de même trouvé quelques sternes bien garées sur le parking et puis un coquillage tout seul qui attendait Yoshi.





Bande-Son: Mouette, mouette, mouette
Humeur du Moment: Petites étoiles de sel sur la peau

jeudi 7 juillet 2005

Embarquement imminent

Demain je m'en vais
Me saler la couenne
sur de longues plages

Vous allez bien me manquer vous tous, mes amis du petit déjeuner qui sont toujours là au bon moment, même si vous oubliez régulièrement le pain et les croissants. Je penserai à vous. J'enverrai mes commentaires par bouteilles à la mer. Je ferai de nouvelles notes que j'accrocherai aux pattes des mouettes. Parce que là où je vais, y'a pas internet.
Et puis je reviendrai lundi, avec la besace remplie de bouts d'histoires. Des enfantines, des salines, des mutines, des libertines ou de sardines. On ne jamais ce que l'on croise quand on marche sur une plage.

Bande-Son: Nino Ferrer les cornichons
Humeur du Moment: Tong powa

vendredi 1 juillet 2005

Courez-y vite

Voir tout plein de textes et d'illustrations jolies. C'est ICI

Voici ma contribution



L'histoire du paysan et de Dwele le dieu éléphant persécuté par Aïelo l'esprit moustique qui lui piquait les fesses toutes les nuits et qui cherchait un moyen de s'en débarrasser.
Je ne suis qu'un pauvre paysan se disait-il. Ma vie n'est faite que de contraintes. Je fais ce que le devoir me commande. Les nuits poussent les jours qui poussent les nuits. Là-bas dans ma maison de terre et de paille naissent et grandissent les enfants que les dieux me donnent. Ainsi va la vie des paysans. Ainsi va la mienne. Courbé en deux, à biner la terre, si près du sol qu'il en inspirait la poussière, Il en était là de ses pensées quand d'un coup le ciel s'obscurcit. Il leva la tête et plissa un peu les yeux.

Devant lui se dressait géant et magnifique, Dwele, le dieu éléphant. Il brillait de l'or du soleil et de l'argent de la lune.
Le pauvre paysan eut peur: préservez moi, ô dieu, je ne suis qu'un pauvre paysan, rien qui ne vaille votre attention. Je suis la fourmi laborieuse, l'abeille butineuse. Je vais mon chemin de labeur et de devoir.

Le dieu parut encore plus impressionnant, maintenant qu'il s'était redressé tout à fait, à contre-jour du soleil levant.
- Et bien, c'est de cela que je veux parler avec toi, paysan. Comment fais-tu pour cultiver ton champ du soir au matin, sous la pluie et le soleil, sous le froid et le vent ? D'où tiens-tu ta force ? - Mais Dieu, c'est toi qui me la donnes ! N'est-ce pas les dieux qui donnent force et vie aux paysans ? N'est-ce pas toi qui me donnes l'espoir d'atteindre le paradis où coulent à flot le lait et le miel ?

Déçu, Dwele le dieu éléphant poussa un grand soupir et s'en retourna pesamment.
- Mais comment est-ce que j'arrive à faire une chose pareille alors que je ne suis même pas capable de me gratter le cul avec ma trompe ?

Bande-Son: Doudou N'diaye Rose
Humeur du Moment: Presque placide comme un baobab