Courez-y vite
Par Naya, vendredi 1 juillet 2005 à 12:45 :: Incipit :: #81 :: rss
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Voici ma contribution

L'histoire du paysan et de Dwele le dieu éléphant persécuté par Aïelo l'esprit moustique qui lui piquait les fesses toutes les nuits et qui cherchait un moyen de s'en débarrasser.
Je ne suis qu'un pauvre paysan se disait-il. Ma vie n'est faite que de contraintes. Je fais ce que le devoir me commande. Les nuits poussent les jours qui poussent les nuits. Là-bas dans ma maison de terre et de paille naissent et grandissent les enfants que les dieux me donnent. Ainsi va la vie des paysans. Ainsi va la mienne. Courbé en deux, à biner la terre, si près du sol qu'il en inspirait la poussière, Il en était là de ses pensées quand d'un coup le ciel s'obscurcit. Il leva la tête et plissa un peu les yeux.
Devant lui se dressait géant et magnifique, Dwele, le dieu éléphant. Il brillait de l'or du soleil et de l'argent de la lune.
Le pauvre paysan eut peur: préservez moi, ô dieu, je ne suis qu'un pauvre paysan, rien qui ne vaille votre attention. Je suis la fourmi laborieuse, l'abeille butineuse. Je vais mon chemin de labeur et de devoir.
Le dieu parut encore plus impressionnant, maintenant qu'il s'était redressé tout à fait, à contre-jour du soleil levant.
- Et bien, c'est de cela que je veux parler avec toi, paysan. Comment fais-tu pour cultiver ton champ du soir au matin, sous la pluie et le soleil, sous le froid et le vent ? D'où tiens-tu ta force ? - Mais Dieu, c'est toi qui me la donnes ! N'est-ce pas les dieux qui donnent force et vie aux paysans ? N'est-ce pas toi qui me donnes l'espoir d'atteindre le paradis où coulent à flot le lait et le miel ?
Déçu, Dwele le dieu éléphant poussa un grand soupir et s'en retourna pesamment.
- Mais comment est-ce que j'arrive à faire une chose pareille alors que je ne suis même pas capable de me gratter le cul avec ma trompe ?
Bande-Son: Doudou N'diaye Rose
Humeur du Moment: Presque placide comme un baobab
Voici ma contribution

L'histoire du paysan et de Dwele le dieu éléphant persécuté par Aïelo l'esprit moustique qui lui piquait les fesses toutes les nuits et qui cherchait un moyen de s'en débarrasser.
Je ne suis qu'un pauvre paysan se disait-il. Ma vie n'est faite que de contraintes. Je fais ce que le devoir me commande. Les nuits poussent les jours qui poussent les nuits. Là-bas dans ma maison de terre et de paille naissent et grandissent les enfants que les dieux me donnent. Ainsi va la vie des paysans. Ainsi va la mienne. Courbé en deux, à biner la terre, si près du sol qu'il en inspirait la poussière, Il en était là de ses pensées quand d'un coup le ciel s'obscurcit. Il leva la tête et plissa un peu les yeux.
Devant lui se dressait géant et magnifique, Dwele, le dieu éléphant. Il brillait de l'or du soleil et de l'argent de la lune.
Le pauvre paysan eut peur: préservez moi, ô dieu, je ne suis qu'un pauvre paysan, rien qui ne vaille votre attention. Je suis la fourmi laborieuse, l'abeille butineuse. Je vais mon chemin de labeur et de devoir.
Le dieu parut encore plus impressionnant, maintenant qu'il s'était redressé tout à fait, à contre-jour du soleil levant.
- Et bien, c'est de cela que je veux parler avec toi, paysan. Comment fais-tu pour cultiver ton champ du soir au matin, sous la pluie et le soleil, sous le froid et le vent ? D'où tiens-tu ta force ? - Mais Dieu, c'est toi qui me la donnes ! N'est-ce pas les dieux qui donnent force et vie aux paysans ? N'est-ce pas toi qui me donnes l'espoir d'atteindre le paradis où coulent à flot le lait et le miel ?
Déçu, Dwele le dieu éléphant poussa un grand soupir et s'en retourna pesamment.
- Mais comment est-ce que j'arrive à faire une chose pareille alors que je ne suis même pas capable de me gratter le cul avec ma trompe ?
Bande-Son: Doudou N'diaye Rose
Humeur du Moment: Presque placide comme un baobab

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