La première fois que j'ai lu le seigneur des anneaux, j'avais 20 ans et je me demandais ce qui était le plus intéressant à faire de vivre ou de mourir.
J'étais seule dans une grande maison vide, mon Doux étant obligé d'aller faire le zouave en kaki. Je passais le plus clair de mon temps dans ma chambre avec mes chats et je refusais obstinément de manger quoi que ce soit.
ça a duré 32 jours.
Je l'ai lu d'une seule traite et puis je l'ai relu. Et je crois que je peux dire sans exagérer que ce livre m'a sauvé la vie.



Maintenant que j'écris, il n'est pas une seule fois où je ne pense pas à Tolkien.
Le sens de sa recherche me passionne et c'est aussi ce que je veux faire de mes écrits. Je ne prétends pas être un génie. J'écris, c'est tout, et après une première vie de labeur c'est ce que je sais faire de mieux, et même si je ne peux prétendre réussir à écrire aussi bien que le centième du quart du millième de ce qu'il a fait, je veux, et c'est mon but: parler à l'âme de mes lecteurs ou à leur inconscient (comme vous préférez ;) ).
Je voudrais tellement réussir à écrire quelque chose d'extrêmement puissant. Quelque chose d'utile et pas des histoires débiles pour me complaire dans mes névroses comme beaucoup d'auteurs (non, je ne citerai personne en public) et faire applaudir ma merde comme le fumier de la poule aux œufs d'or.
Ce que je veux c'est donner envie à mes lecteurs de vivre parmi les autres et d'ériger certaines valeurs morales en philosophie de vie.
Dans nos choix de vie, rien n'est inéluctable et rien n'est impossible. L'espoir existe et les belles histoires aussi.
Le premier de tous les choix à faire c'est de décider d'éviter égoïsme et connerie.
AH ah ah ! Vaste programme !

Bande-Son: Fluke en boucle
Humeur du Moment: 30 pages à écrire et 20 cartons à trier