Avant, quand j'étais ptiote, on me disait souvent que je ressemblais à cette fille là.



Il faut dire que je forçais bien le trait. Non seulement j'étais fan de sa voix mais l'icône que représentait Janis Joplin avec son lot de provocations rock'n roll et féministes m'allait comme un gant.

Moi ensuite, j'ai vieilli.
Mon icône est passée de mode pour les gens. Alors bon, je l'ai un peu oubliée aussi, surtout que je n'avais pas grand monde à qui en parler. Les icones, c'est comme le reste de ce qu'on aime: le bonheur c'est aussi de pouvoir en parler.

Oui, mais voilà. Quand ma fille, devenue adulte, me ressort un jour l'icône du placard, alors je fais un retour sur le passé et quand je compare je me dis que putain je n'ai pas changé.
Il y a juste, une petite, toute petite chose qui fait la différence. Avant j'étais une ptiote et le monde des anciens me regardait souvent avec mépris. Maintenant, c'est moi l'ancienne. Non pas que j'aime ça, mais faut s'y faire. Il faudra aussi que je me fasse à l'idée d'avoir la cinquantaine, la soixantaine et tout le reste.A chaque décennie ses plaisirs, quand j'aurai une canne pour attribut, je trouverai bien un moyen de m'amuser avec. On en reparlera quand je serai sexagénaire. On en est pas là.

En attendant ce serait bête de ne pas en profiter: I've got the power and je suis pas prête de me calmer.



A part pour la note en cours, je vérouille les trackbacks et les commentaires pour cause de ****** de ***** de spams. Le temps que nos z'amis les geeks trouvent un moyen de nous défendre contre les forces du mal.