Naya blog

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lundi 24 juillet 2006

Touille touille la tambouille



Un nouvel outil pour extasier nos papilles. Hier, parce que c'était un de ces jours très spéciaux, un de ces jours qui magiquement possède un sauf-conduit pour faire des folies, un nouvel appareil est entré dans notre cuisine: le blender !



Il faut 6 belles tomates, un concombre, de l'ail nouveau, un gros oignon blanc super brillant, de l'huile d'olive bien parfumée, du sel de guérande, un peu de piment, quelques feuilles de menthe à grenouille et des glaçons.
Passer au blender quelques secondes et déguster illico accompagné de tartines de pain maison et de pâte d'olives.



Aujourd'hui après une petite traversée du désert, je reprends le chemin de l'écriture. A tenter d'apprivoiser la frontière entre la folie et la raison, mes pieds de funambule quelquefois renaclent à continuer..

Bonne canicule.


Trauma : A voir chez LISA: la couverture de "Jour et Nuit" et preview. Planches 5 et 7 en cours. Ecriture de la phase suivante du scenar.

jeudi 13 juillet 2006

Grenier



Il fallait le faire: je l'ai fait. N'écoutant que mon courage mon inconscience, j'ai entrepris de vider mes deux petits greniers pour tout réorganiser.


Broderies de Valérie 1 fil/1 fil


. Il faut dire que les cartons commençaient à menacer de nous tomber sur la tête à chaque fois qu'on arrivait en haut de l'échelle.
Il faut tout de même les comprendre, une telle surpopulation, un tel immobilisme pour certains qui durait depuis notre emménagement ça devenait douloureux.

Emue donc par la révolte de mes vieux nounours, des bouquins de cours, des jouets des enfants, faisant fi de la chaleur, j'ai exhumé, avec l'aide de toute la famille, les vestiges d'une vie passée.

Je vous rassure, si on excepte la poussière et les 30° c'est pas douloureux. Pas de nostalgie, pas de larmes versées sur un passé doré. Tout est bien, on en a bien profité du meilleur comme du pire sauf que le pire, on s'est acharné à l'oublier s'en débarrasser.

On a même fait une soirée diapos.

Et dans tout ça j'ai retrouvé mes vieux cahiers d'écrivaine en herbe.
Quand j'ai commencé à les écrire, j'étais au collège et ma prof de français était la sœur d'un écrivain connu et surtout directeur de collection d'un grand éditeur parisien. Bref, tous les deux m'avaient proposé de me publier. Ma prof s'est acharnée pendant une année, et jusqu'à en parler à mes parents.
Moi, j'étais convaincue qu'elle disait ça pour se foutre de ma gueule d'autant que j'étais certaine, et mes parents avec, que j'étais une nulle patentée, limite débile, incapable de faire quoi que ce soit dans la vie.
L'année suivante j'ai continué à le penser, et eux avec, malgré l'arme suprême que sont les test psy qui me donnaient quand même un 200 au compteur et qui s'entêtait à le rester.
En ce temps là, on ne parlait pas des difficultés à vivre avec un moteur qui tourne à ce régime là. On réglait plutôt les choses avec des gimmick du genre comme disait ma grand-mère: "y'a des paires de claques qui se perdent". Ma famille n'aimant pas gâcher, j'en ai donc bien profité.

J'ai mis quelques années à arriver à cesser d'écrire et cesser de rêver mais un beau jour j'y suis arrivée et j'ai fourré tout mes cahiers dans une vieille valise avec mes nounours, les jouets de fille avec lesquels je n'ai jamais su jouer, une collection de cailloux et quelques machins cassés.
Mais ce n'était qu'une illusion et cette sensibilité qui me bouffait la vie auparavant refaisait surface régulièrement. Un peu comme le magma d'un volcan.
Un jour il a explosé le volcan.
Paf ! Les mots se sont mis à jaillir partout. Cette fois j'ai laissé faire et les derniers lambeaux de mes relations familiales n'y ont pas survécu.
J'en ai profité également pour virer un certain nombre de pseudos amis auxquels je servais principalement de gardeuse de mômes, de grande oreille compatissante ou de
tu-m'invites-chez-toi-j'ai-pas-envie-de-faire-à-manger-ce-soir.

Aujourd'hui, boudiou, à part les bleus qui restent et les comptes à régler, ma vie n'a plus grand-chose à voir avec celle d'avant. Je suis tellement heureuse d'exister tout simplement et d'exister en tant qu'écrivaine D'où mon exubérance qui déborde un peu trop quelquefois.

Cette fois, les objets aimés repartiront au grenier, dans de beaux cartons blancs tout neufs avec une fiche pour chacun, un truc écrit, presque une revendication mais pas une épitaphe. Et les nounours ? Et les cahiers ? Pour les nounours, je sais pas encore mais pour les cahiers je vais les lire.

Et qu'est-ce qu'il y a à lire ?

Entre autres, un bon paquet de poèmes gothiques d'une gamine à la dérive.
Mais ce qui m'a vraiment étonnée c'est de constater les similitudes de style avec ce que j'écris maintenant. Même, carrément, j'avais déjà mon style et il a seulement évolué.

Ben finalement, ça fait froid dans le dos.

Trauma: Preview chez LISA. Planches 5-6-7 en cours.

mercredi 5 juillet 2006

Butinages et papillonages



J’avais comme une envie, aujourd’hui de dire des choses en vrac. Aucun sujet ne s'impose vraiment juste des petites choses qui font l'essentiel de mon aujourd'hui.




Des coups de gueule :
Avant je croyais naïvement que la loi et les institutions étaient les garantes de notre liberté individuelle. J’apprends à mes dépends que non, pas toujours. Merci l’étrucation mafionale. Comme disait le vieux Brassens "Non, les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux" . FUCK !

Dans la série libertés individuelles; le vote de la dadvsi. Oken en parle très bien. Les bœufs aiment leur ignorance et militent pour le rester. Les cowboys s'en mettent plein les fouilles et font main basse sur la ville.

Dans la série "je m'en fous des lois":Une décharge à ciel ouvert va être installée dans ma campagne contre toute réglementation sous le grand vocable "nécessité fait force de loi".


Des sourires:
Merci Adan d'avoir recommandé mon blog comme lecture saine pour les vacances et de m'avoir inspiré cette note. Reviens nous en forme.

Je m'amuse comme une petite folle avec le réseau freecycle qui, je vous le rappelle, est une liste de diffusion qui permet de donner ce dont on se débarrasse plutôt que polluer avec nos poubelles. Inscrivez vous c'est sans douleur.


Du travail:
Le fanzine avance. Merci pour toutes vos précommandes qui vont nous permettre d'aller voir l'imprimeur. Lisa en est à la quatrième planche et moi j'ai bouclé une nouvelle.
FRAIS D'ENVOI: En écopli: 0,77 cts.
NOUVELLE PREVIEW CHEZ LISA

Une expo s'annonce pour janvier.

Je commence à mettre en forme mon travail de recherche.

Mon dessinateur est un génie. Avec lui je travaille sur un projet qui s'appelle "l'arc des cheminants" et qui me prend le plus clair de mon temps d'écriture. Un jour faudra que je vous raconte de quoi que ça cause.


De l'amour:
Sous toutes ces formes. J'en ai plein.
Mon Doux, recordman du monde section endurance fusion torride. (Le Doux, il a dit que je suis un peu tout much quand je dis ça, donc correctif: ça veut dire que je le connais depuis presque 30 ans (vu qu'on s'est connu quand on était tout ptiots) et qu'on s'aime tout pareil qu'au début.) (ça va comme ça ?, je peux avoir mes fleurs maintenant ?)
Mes enfants (non faut pas croire tout ce qu'on dit que parents et enfants doivent toujours être des ennemis).
Mes amis, ah ah, vous êtes vachement doués pour remonter le moral du fond du puit et pour me supporter parce bon, je suis un peu … fatiguante des fois ;),
mon dessinateur, mon complice qui supporte tout ça plus toutes mes exigences de travail.


De ce qui me gonfle:
Encore au moins une année de vaches maigres qui se profile à l'horizon.
Il faudrait qu'il arrête de faire si chaud parce que ça fait mal et ça donne le vertige.


Des petits bonheurs:
L'odeur du pain qui cuit. Je ne m'en lasse pas.
Le bruit de la fontaine et les sculptures d'une amie.
Les peintures de Bobi
Les mails dans la boite aux lettres et les commentaires sur le blog

Et….
Quand les ex célibataires malheureux se promènent désormais à deux, ça fait tout doux dans le cœur.