Au printemps dernier, je me suis plongée dans les haïkus. Ces petits poèmes courts japonais m'intriguaient.
La contrainte est rude et je me demandais comment on pouvait faire quelque chose qui prenne doucement aux tripes avec un cahier des charges aussi lourd.
Je dois admettre que je m'y suis laissée prendre. C'est beau, précis. J'y ai trouvé des images, des émotions pures, nettes, concises à l'extrême. J'ai donc essayé d'en écrire quelques uns. J'ai pas beaucoup de talent pour les contraintes et mon écriture qui aime tant jouer des contrastes a eu autant de mal à se glisser dans les contraintes qu'un marin des iles à se glisser dans une paire de chaussures fermées.
Mais j'ai écrit des trucs et je vais continuer à en écrire plein parce que j'adore ça mais sans les contraintes de pieds, de rime et tout ça.
J'en ai fait une première fournée sur le thème un peu érotique pour en faire un tout petit carnet. Bobi, qui est une grande dame que j'admire, m'a fait la gentillesse de les illustrer.


Mon regard suit la courbe de tes seins.
Le vertige le prend, il tombe dans l'abîme.