Je fais des petits dessins quand je réfléchis pendant des heures à ce que j'ai à écrire.



Et des heures, il m'en faut un bon paquet pour écrire un texte.

D'abord il y a l'inspiration, pêle-mêle il y a les souvenirs, les ambiances, les amis, les gens que j'essaie de rencontrer pour qu'ils me racontent leur histoire, leur passion, leur métier. Et il y a ma muse (ça se dit "mon muse ?).
Ensuite il y a la recherche version sciences humaines. Faut que ça colle aux théories. Du coup, je peaufine la mienne, de théorie.
Après c'est la recherche version documentation. Si je pouvais, j'écrirais avec une précision historique rigoureuse mais j'ai appris qu'à moins d'être historienne et y passer tout mon temps c'était impossible.
Quand je me suis bien prise le chou avec les bases, il y a le scenar. J'affine mon plan général et je rédige la scène par grosses touches, comme pour un scenar de bd, case par case.
Vient le moment de la rédaction. J'écris en immersion totale avec la musique. Mon écriture qui est assez graphique a besoin de sa B.O, comme dans un film.
Quand je jongle avec les mots et les phrases, j'ai l'impression de me coltiner à la matière. J'écris d'une seule traite. Je me m'arrête qu'une fois que c'est terminé. Après je suis crevée. Physiquement et nerveusement.
Reste à corriger les fautes. Pas vraiment d'orthographe mais pas mal de frappe et la grammaire hum hum.
Quand c'est fini, je livre le tout à mon muse et à mes enfants pour qu'ils me disent ce qu'ils en pensent parce que moi je trouve toujours ça nul.
J'écris à l'ordi et sur des blocs, toujours les mêmes et en réfléchissant je fais des gribouillis dessus.

Je me demande s'il arrive aux dessinateurs d'écrire quand ils réfléchissent à ce qu'ils vont dessiner. Ça reste un mystère pour moi de savoir comment naissent les dessins.

Merci à Malisa (qui n'a toujours pas terminé la page 13 de Jour et Nuit) pour la colo. ;)