Naya blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 18 juillet 2008

Les mots qui s'échappent ailleurs




Je fais ma crise de blog.
Je sais pas trop quoi vous dire et je ne vais plus vers les autres. Ça passera j'imagine parce que ce blogounet et moi ça fait un bail que ça dure.

Un petit tour sur les blogamis et ma journée bloguesque se termine. De temps en temps je tente une note et puis… non, finalement je jette. Je ne sais plus quoi raconter. Je retourne alors à mes mails pour répondre en général aux mails des blogueuramis dont une bonne part d'exblogueurs mais toujours amis, puis je file sur word pour écrire des histoires.

Parce que des histoires j'en ai plein à écrire. Depuis que StudioAffects est entré dans ma vie, je lui consacre le plus clair de mon temps.
Et puis je les vend. Oh, certes pas autant qu'on marchand vendrait du sable dans le désert mais presque. N'empêche que j'aime ça. On attend le client, on parle avec lui, on passe notre temps avec des auteurs et des dessinateurs. De temps en temps, le bonheur c'est quelqu'un qui vient me dire qu'il a aimé mes histoires.

Mes chers blogueuramis, gens de belles lettres et de beaux pinceaux, je n'ai de cesse que de tenter de vous convaincre de venir batifoler avec moi.

lundi 7 juillet 2008

Par dessus les moulins



J'aime bien cette expression: jeter son bonnet par-dessus les moulins et puis ça me va bien ces jours ci. Je vais donc jeter mon bonner par-dessus les moulins.

J'ai juste pas le droit d'oublier ma maladie. Elle me gonfle celle là. Elle veut que j'y pense tout le temps mais en échange elle m'a permis de me dépouiller de vieux carcans. Voici donc mon manifeste pour le futur.

Je revendique haut et fort le droit d'envoyer au diable une famille maltraitante qui a fait que je suis malade aujourd'hui. Quel bonheur que leur absence de réaction face à ce qui m'arrive. Adieu la pression culturelle. Pendre soin des vieux jours de ces gens là ? Mais au nom de quoi ? Au nom de ce que je leur dois ? Vive la liberté.

Je m'interdirai dorénavant de me sentir coupable d'écrire. Ça ne pose pas de problèmes à l'homme que j'aime (C'est d'ailleurs lui qui chaque jour me pousse à écrire)et plus je me montre, plus on me dit que j'ai du talent, je vais finir par le croire et tant pis si c'est pas vrai.

Je ne serai plus jamais une feme de devoir. Je m'accorde le droit de penser à ce que j'ai envie autant qu'à ce que je dois faire. Force est de me rendre compte que j'ai beaucoup donné et qu'on ne m'a pas dit beaucoup merci. Il faut savoir donner à ceux qui savent dire merci, même s'il ne faut pas être exigeant sur la façon de le dire. Les gens les meilleurs sont souvent ceux qui encaissent sans se plaindre, je serai désormais attentive plus à eux qu'aux autres.

Je ne serai plus jamais conciliante dans ce que j'écris. Que ce soit ici ou ailleurs. J'essaie d'être la plus exigeante possible dans mon travail. Si ça plait pas tant pis. Si j'intéresse un éditeur, il n'y aura pas de compromis. Je n'écrira pas ce qui ne me plait pas et tant pis si aucun éditeur ne veut de moi.

Qu'on se le dise, le prochain qui me dit que je suis vieille, je lui pète sa gueule. Avant j'étais trop jeune, après j'avais des gosses et maintenant je serais trop vieille ? Je veux plus de ça. Je suis une emmerdeuse, une artiste et ma sexualité se porte très bien. Et oui; y'a encore des jeunes mecs pour me draguer et avoir envie de moi, si y'en a que ça gène et ben c'est plus moi. Je vais pas en avoir honte non plus. Après tout, Marguerite Duras avait du talent et une gueule de crapaud mais jusqu'au dernier jour elle faisait encore rêver des amants. Je n'ai ni son talent ni sa tronche mais l'exemple laisse de la latitude.

Suite dans la prochaine note. Y'a des projets dans l'air. Je vous raconterai.

Dernier détail: mes oeils n'ont pas encore retrouvé leur lucidité, pardonnez moi donc pour les temps à venir encore quelques fautes. Finalement c'est pas si grave d'en laisser, ça vaut pas le coup d'arrêter d'écrire.

lundi 16 juin 2008

Peur au ventre et choses de la vie


Divagations de scribouille et tambouilles d'histoires sont encore remises à plus tard. Désolée pour les visiteurs de passage qui viennent pour ça.


Des nouvelles de la bagarre contre l'implantation d'un site d'enfouissement des déchets près de chez moi:
La commission d'enquête publique a rendu un avis défavorable sauf en cas de surcharge d'un autre site d'enfouissement et a autorisé l'enfouissement de déchets industriels non toxiques. Nous sommes dans l'attente de la décision de la préfecture suite à cet avis. Le combat n'est donc pas terminé malgré un certain soulagement et devra reprendre de plus belle à l'occasion d'un projet de mégalopole des poubelles situé une vingtaine de kms plus loin. Merci à tous ceux qui ont envoyé un courrier. Comme quoi des fois, on arrive à se faire entendre. Enfin un peu.


Je voulais également vous demander d'aller signer cette pétition http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/#pagination_signatures
.Le gouvernement veut fermer le Palais de la Découverte. Ce lieu de découverte scientifique a été pour nombre d'entre nous, depuis plusieurs générations, un lieu de découverte et de prise de conscience que l'esprit scientifique est une part de ce qu'il y a de plus beau dans l'être humain.

Personnellement j'ai rêvé souvent au planétarium, quant aux autres expériences en grandeur réelle, telle la cage de Faraday ou les fourmillières, elles ont marqué mon enfance et celle de mes enfants.

Je vous conseille vivement de lire les commentaires des signataires de la pétition, ils expriment bien mieux que moi à quel point ce lieu est important. Merci à DDC d'avoir gentiment relayé l'info.

Fermer ce lieu à qui vraiment il est inique de reprocher quoi que ce soit si ce n'est une incapacité totale à produire de l'argent (à notre époque, il semblerait que certains veuillent nous faire croire que ça vaut la peine de mort) est un véritable abus de pouvoir et une atteinte au droit des humains à être propriétaires de leur patrimoine culturel.


Quant à moi c'est pas terrible. Je développe des allergies et des résistances en série. Ce qui a de multiples conséquences, la plus gênante est une amputation d'un tout petit bout de moi faute d'avoir un antibiotique pour le soigner.

J'ai aussi des difficultés avec l'équipe médicale et là je commence franchement à avoir peur, vu que j'ai l'impression qu'on s'occupe de mon dossier 10 minutes une fois par semaine même quand il y a urgence. On refuse de me donner toutes les infos. J'habite pas loin de Paris. Si jamais vous avez des pistes. Je crois que j'ai besoin d'aide.


EDITH J'ai trouvé ! Tout du moins pour la chirurgie orthopédique qui se profile à l'horizon, vu qu'il est bien possible que mon état ait empiré. J'ai rendez-vous lundi. Peut-être que je ne reviendrai pas avant quelques jours.
S'il s'avère que l'amputation soit consécutive à un défaut de soin, puisque mes os n'étaient pas atteints avant d'arriver à l'hopital, il est clair que je porterai plainte.

Merci à tous pour votre aide. Il y a eu les adresses mais également le soutien moral qui a fait qu'au lieu de me sentir une toute petite chose faible incapable de comprendre ce qu'on me conditionnait à croire, j'ai pu sortir les armes et me bagarrer pour trouver, je l'espère une fin acceptable à cette histoire

jeudi 29 mai 2008

Il faut sauver la peau de Roger Rabbit

Avant que d'essayer de vous en faire rire, il faut que je vous dise que je suis ce qu'on appelle gravement malade. Le truc qui est chouette c'est que ça va se calmer mais pour l'instant je ne suis qu'une sorte d'amibe capable de peu de choses. J'ai pour tout dire 4 gros problèmes en même temps dont un qui, suite à une erreur médicale me fait voir tout flou le temps que mon foie se répare et donc m'empêche de lire vos blogs.
Et là je dois sire que c'est très dur d'être une geek. Plus de relations sociales c'est pas marrant tous les jours. Ils arrêtent pas de me proposer de voir un psy pour encaisser le coup de la maladie mais il ne comprendrait jamais cette douce addiction que j'ai à vous lire. Et pour l'instant c'est à ça que je pense. La maladie elle aura bien le temps de me prendre le chou.
Je suis donc en hospitalisation à domicile, mon corps tout disponible au corps médical. Autant dire que ce corps à corps forcé me déplait particulièrement. Dès que j'aurai repris du poil de la bête, j'aurai des choses à raconter y compris peut-être l'histoire de la plainte que je vais déposer.
Mais las, pour l'instant je suis encore au tapis.

J'ai tout de même écrit. La suite de Samhaïn qui s'appelle Imbolc illustrée par Malisa et une nouvelle fantasy illustrée par Virgilles qui s'appelle Artémisia et que j'ai écrit à l'hôpital à la main (si ! si !).
Le studio a également sorti un recueil de nouvelles de Chrixcel qui s'appelle Lux Erotica illustré par Malisa aussi.

Donc en attendant, ne m'oubliez pas siouplait. Ceux qui veulent venir at home sont les bienvenus. J'ai furieusement envie d'entendre autre chose que la litanie des infirmières qui me prennent la tête au moins deux heures par jour et qui franchement n'ont pas votre charme.

Merci des petits mots de tout le monde sur la note précédente. J'essaie de répondre aux mails en utilisant word en gros le nez collé à l'écran :( je peux donc vous lire un petit peu.

mardi 6 mai 2008

Hôpital

Je suis absente quelques jours pour cause d'hôpital. Je reviens bientôt.
Elek me passera vos messages.

EDIT : Salut les gens, sauf problème, je reviens avant la fin de la semaine !

dimanche 27 avril 2008

Un truc ou deux à écrire.




Pic my Doux


- Il faut me nourrir !
- Ca va pas non ? Pas après minuit !
- Je suis pas un gremlin.
- Je me méfie quand même.
- M'en fous, puisque c'est comme ça, je me couche sur le tapuscrit.


J'en profite pour remercier Delf pour les corrections et Virgilles qui va illustrer le prochain recueil pour sa patience.

jeudi 24 avril 2008

Chaine de commandement



Au cas ou y'en a qui auraient zappé ça, mon Doux il est directeur de nefs des fous. Et entre autres d'un internat. C'est pas des foufous à lier c'est des presque fous mais des fois ça change.


Mon Doux, il a un joli téléphone. En général, le joli téléphone il sonne le soir (son moment préféré pour sonner c'est le moment du repas. On essaie bien de ruser en ne dînant pas à heure fixe, mais bon, rien à faire, il s'obstine à sonner à ce moment là.)
Pour téléphoner chez moi c'est un peu spécial. Il faut s'accrocher aux rideaux, le nez collé à la vitre de la porte fenêtre.
En général quand ça sonne ça donne des trucs étranges.
Allo ?... Silence…. Bon, passe la moi…. Josette, tu sais que c'est pas bien de manger les mouchoirs…..D'accord ? Tu veux bien me faire plaisir ? C'est gentil… maintenant passe moi ton éducatrice… Allo ? Bon ayé, elle a arrêté ?… Bien, tant mieux.. Elle a pris ses médicaments avec l'infirmière ? Oui. C'est bien… On va pouvoir dormir cette nuit…..

Des fois, les invités, ça leur fait un effet bizarre, ce genre de coup de fil.
Bon, en même temps c'est le métier qui veut ça. Comme je dis toujours on serait boucher-charcutier ça serait pas le même discours.
Allo ? Boucherie Naya ? Ce serait pour deux kilos de boudin…. Oui… Ah bon, je vous dérange ? Comment ça en pleine nuit c'est pas possible de commander ? Ah.. A demain alors….

Bref, hier soir nous avons eu le nectar du nectar des histoires d'astreinte.
On était pas chez nous mais le téléphone a sonné tout de même. Dring et redring. Sauf que cette fois, Josette elle a chaviré. Pas pris ses médocs et à 22 heures elle sombre dans la démence.
Nous voilà dans la voiture direction la Nef. Je vous passe les détails mais le fait est qu'elle était en train de se faire mal tout en hurlant de toutes ses forces. Josette, elle est aussi large que haute et elle aurait pu faire basketteuse. Je vous laisse imaginer l'ampleur des hurlements sortant d'un tel coffre.

Je suis restée dans la voiture mais j'ai pu observer un ballet étonnant. Comme quoi on est vraiment dans un pays riche.
Les 3 éducatrices et le veilleur de nuit n'arrivent pas à la maîtriser. Ils décident d'appeler les pompiers et de la faire hospitaliser en urgence à l'hôpital psychiatrique. 3 pompiers arrivent, impossible de la maîtriser. Ils demandent l'autorisation à leur hiérarchie de lui administrer un sédatif. Pas possible, il faut demander au médecin du Samu de le faire. Je vous passe les temps d'attente et les renvoyages de balles et autres patates chaudes. Les médecins arrivent. Pas possible non plus de la maîtriser. Arrivée de deux gendarmes en renfort.
Enfin il est possible de la maîtriser. 12 personnes sur le coup. Ouf.

Départ en convoi pour l'hôpital général pour remplir les papiers. Camionnette des pompiers, voiture des flics, ambulance du Samu et nous.
Ils ont mis les pinpons et tout ça. Ça flashait joliment sur la RN20. Y'avait que nous. A l'arrivée les flics se marraient. Grâce à nous, pour une fois ils ne s'étaient pas fait flasher par le radar automatique. Uhuhuh ! Si ça se trouve l'un d'eux est l'affreux qui nous a topé un point de permis l'autre jour. Bref…. Passons.

Voilà, Finalement, Josette a fini sa nuit à l'hôpital psychiatrique (aux dernières nouvelles elle va bien) et on est tous rentré.
Bilan: 2 heures et demie (tout en temps d'attente ou quasi) et 12 personnes sur le coup. Coût financier pour la sécu: j'imagine astronomique.

Mais dans tout ça j'ai eu accès à un grand secret que je vous livre ici: Le voici: Dans les films, on voit des personnages se faire endormir grâce à une piquouze magique. On les voit s'effondrer dans l'instant. Je sais pas pour vous mais moi je me suis toujours demandée si c'était vraiment comme ça que ça se passait. Depuis hier soir, je sais:

Alors, la piquouze elle fait effectivement effet le temps de compter jusqu'à 4 sauf que ça ne dure que 120 secondes. Il parait que les porteurs angoissaient que Josette se réveille le temps de la mettre sur le brancard et que les médecins étaient pêtés de rire.

La vie est une grosse marade mais c'est très subjectif. Comme dirait Einstein, tout dépend du point de vue duquel on se place. Des fois il change en cours de route. En bien ou en mal. On sait pas trop. On vit dans un monde de dingues, bonsoir