Naya blog

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mardi 30 janvier 2007

Scène coupée



Après ce chaos que fut le mois de janvier, il est grand temps de reprendre le chemin de mon bureau en merisier vermoulu et de poser mes doigts gelés sur le clavier, le tout environné par vos visages angéliques et bienveillants.

Revenons à nos moutons....
Je vous mets dessous un bout de mon roman. Une scène écrite juste pour tester une narration différente du reste du texte. Comme vous le remarquerez, y'a pas de baston, c'est tout en smoothie. Il faut bien que des fois, les héros se reposent ;) Le dessin est de Lisa
Tout nouveau blog pour elle, profitez en pour aller y faire un tour.



Sirmi prit sa tasse. Elle la tenait entre ses deux mains serrées. ça la réchauffait, ses mains étaient glacées.
Ce jour là il faisait froid. Sirmi avait tout de même passé sa journée dans les rues à la recherche des êtres perdus qui risquaient de ne pas passer la nuit. Plusieurs fois elle avait du apposer ses mains et elle était épuisée.
Elle frissonna sous l'étoffe légère dont elle était vêtue. Héros la regardait aller et venir. Il l'écoutait tout en regardant ses bras graciles fendre l'air comme des oiseaux rapides. Elle finit par s'asseoir sur la banquette près de la fenêtre et se saisit d'une grande écharpe qui se trouvait là pour se couvrir un peu plus.

Sirmi soupira.
Héros lui aussi était fatigué. Les entraînements de glace, c'est ainsi qu'on appelait les entraînements d'hiver dans la montagne, avaient repris seulement depuis quelques jours. Malgré l'habitude qu'il avait de ce rude entraînement, il se sentait roide, les muscles comme des cailloux.
- J'ai vécu l'enfer. Dit-elle.
Puis elle se tut et reprit le cours de ses pensées.
Tous les deux, à l'abri dans ce petit appartement, goûtaient leur bonheur à petites lampées, précis comme des chats.
- Allons nous coucher, veux-tu ? Sirmi se leva et tendit la main vers Héros.
Plus tard, dans leur grand lit, Héros tenait Sirmi dans ses bras. Cela les faisait paraître l'un plus grand et l'autre plus petite.
La lueur de la lune l'empêchait de dormir. Héros se demandait si un chemin pouvait commencer ici, hors du temple.
Jamais rien ne s'était produit depuis leur première rencontre.
Était-ce le lieu ou était-ce Luonnatar qui leur donnait ainsi ce répit ?
Jamais il n'avait revu Luonnatar depuis qu'ils étaient ensemble. Elle s'était peut-être recroquevillée dans un coin de son esprit, submergée par l'amour qui était né.
Il soupira, recala son oreiller sous sa tête. Encore les mêmes questions et pas plus de réponses. Rien en lui ne lui donnait la clé.
Il savait qu'il devrait partir et revenir vers Elle parce qu'il avait besoin de savoir.
Mais trop tôt. Il était encore trop tôt pour s'arracher aux bras de sa douce. Il n'arrivait pas à s'y résoudre. C'était trop dur pour lui.
Il repensa à sa famille. Comme elle lui manquait toujours ! Il se souvint aussi que c'était en pensant aux siens qu'il avait provoqué les évènements qu'il l'avaient amené à rencontrer Sirmi. Il passa un à un dans sa tête tous les visages aimés et il finit par s'endormir, un petit sourire aux lèvres, Sirmi tout contre lui. Elle avait une odeur de nounours et d'épices.

Trauma : Page 21. On fête la moitié !

Réchauffement climatique: ça en parle partout sur les blogs, ça a l'air sympa. Le 1er février, entre 19h55 et 20h, éteignez la lumière, les ordis, le frigo, tout quoi. Coupez le disjoncteur 5 mn. Quelques minutes pour protester. Mieux qu'une pétition. Infos par là

mercredi 24 janvier 2007

Le retour du pingouin sur la banquise



Juste un peu de neige ce matin au jardin.



Je ne crois pas au destin, pas plus qu'aux anges gardiens. Mais si jamais ça existe, la balance du destin quand elle va pencher pour rétablir l'équilibre, c'est au moins direct le best-seller chez un grand éditeur. Quand à l'ange gardien, je crois que c'est un ange gardien pour les places de parking au mieux parce que là, en termes de paquets d'emmerdements, depuis le début de l'année, ce qui me tombe dessus, c'est que qui se fait de mieux.

Enfin bon, me revoilà, prête à me remettre à écrire, les mois qui viennent verront la finalisation de mon histoire. J'ai bien affiné mon scenar, presque terminé mes recherches, il ne restera bientôt plus que la rédaction. Et la prochaine histoire est déjà en route,

En attendant, vendredi je vais fêter un grand bonheur, celui de mes 30 ans de vie commune avec Mon Doux. Pas que nous soyons si vieux que ça mais on a commencé tout ptiots et nous étions voisins. Au départ on avait envie de 3 jours de fêtes avec un we au loin style Ecosse, Finalement le temps, le budget et le moyen de transport s'étant désistés, et les obligations s'étant accumulées, ce sera grassmat vendredi en regardant les flocons tomber. En termes de quantité d'amour et de passion dévorante, ça ne change rien heureusement et puis l'Ecosse ça sera une autre fois.

30 ans ça fait quand même drôle. C'est un truc qui se fête généralement quand on est tout vieux, quand on pose un regard fané sur les souvenirs et quand on a plus pour libido qu'un tendre sourire pour se rappeler.

Alors pour me consoler de tout ce qui m'arrive, je savoure ce grand bonheur de 30 ans d'amour partagé à l'âge où les retardataires font un dernier bébé.

Et si l'on dit que la passion amoureuse c'est quelque chose qui n'existe pas, j'offre à qui veut l'exemple que c'est pas vrai ou alors c'est qu'il y a des exceptions qui confirment la règle.

Kokopelli: Si vous ne connaissez pas encore, découvrez cette association. Reconnue mondialement, elle préserve le patrimoine de notre planète, respectant en cela les directives de tous poils. Elle vient d'être condamnée aux termes d'une loi datant de Vichy au bénéfice du lobby agro-alimentaire. Imaginez qu'un jour vous deviez demander l'autorisation pour vivre. Y'en an qui en rêvent. http://www.kokopelli.asso.fr

Trauma: Elle s'y remet et il paraît que ça va aller vite. On y croit !!

vendredi 19 janvier 2007

Something about me



A l'invitation de DDC et de Mousty: 5 révélations sur Dune et Némo by themself



1 – On est des gros matous. Environ 7 kgs chacun, 1 mètre du bout du nez au bout de la queue. Dune est du genre ours, moi genre panthère. On se ressemble, c'est un peu normal pour des frères. Notre enfance a été assez traumatisante: Naya a choisi notre mode d'éducation après avoir vu un reportage sur le dressage des pingouins.

2 – Némo dort avec un dragon, moi j'ai un gros ours que je vais téter quand ça va pas et aussi quand ça va. On aime bien dormir un peu partout du moment que ça vient d'être lavé. Quand il fait froid on réclame un petit plaid. Notre position favorite c'est sur le dos.

3 – On a beaucoup de boulot avec le dressage des humains On utilise des clochettes pour les appeler afin qu'ils nous ouvrent la porte, c'est très pratique. Il y a aussi le dressage du chien. Ils nous ont amené un jour ce truc là à la maison. Grands dieux, que ce truc est grossier ! Et en plus il pue !

4 - Notre pire honte: avoir failli mourir de soif pendant la sécheresse alors qu'on passait notre journée à dormir dans la douche à côté de la gamelle d'eau. Ils nous ont réhydratés à coup de seringue. Mauvais souvenir. A propos de météo, quelqu'un pourrait-il nous expliquer pourquoi c'est toujours le même temps dehors bien qu'on fasse attention à réclamer à sortir à chaque fenêtre ?

5 – On chasse un peu, surtout quand il fait beau. On chasse à deux, façon veloceraptors dans Jurassic Park. On rabat le gibier, je l'attrape avec mon style panthère puis je le passe à Dune qui s'assied dessus pour l'étouffer. Après on s'engueule pour savoir qui va l'avoir et c'est là que le gibier s'échappe. Quand il fait pas beau, pas de chasse, on maintient la forme en cavalant d'un bout à l'autre de la maison avec options au choix: escalier, dérapage sur le lit, et glissade sur le tapis. 14 kgs lancés à fond, ça se remarque.

dimanche 14 janvier 2007

Infarctus et Kozmic blues



Je ne suis pas trop là ces derniers temps. Je pars tôt et je rentre tard, mon grand sac rempli de bouquins et de mon dodu tapuscrit (eh, oui, j'en suis réduite à faire les corrections à la main ^^).
Je vous lis mais je n'ai pas le temps de laisser des commentaires et de répondre aux mails.
La semaine dernière, je pensais faire un plafond dans ma cuisine et finalement c'est à l'hopital que j'ai passé la semaine. Pas pour moi rassurez vous, ni pour mon Doux et les gnomes.



J'ai découvert des trucs que je ne connaissais pas encore: un grand hôpital, le samu, la réanimation, l'attente dans le couloir en attendant le pronostic vital.
Je revois les gens de ma famille et je comprends pourquoi, au cas où j'aurais oublié, j'ai tellement besoin qu'il y ait de la distance entre eux et moi.

Les piqûres de rappel c'est utile aussi.

En attendant mon retour, je crois que Dune et Nemo, mes matous chéris sont en train de plancher pour relever le défi de DDC et de Mousty.

Bonne semaine et faites plein de notes pour que j'ai de quoi lire quand je rentre le soir

Trauma: J'ai une petite idée sur le thème de ma prochaine nouvelle ;)

lundi 8 janvier 2007

The fountain.



Cette semaine, j'ai pas grand-chose à raconter côté écriture, c'est semaine chantier: on se fait un plafond pour notre cuisine.
Mais j'ai quand même un truc à dire. L'autre jour, j'ai été voir un film à sa sortie, je sais pas depuis combien de temps ça m'était pas arrivé de faire la première séance. Donc, voilà j'ai vu "the fountain" et j'ai adoré.


Il faut vite oublier le synopsis qu'on a pu lire, parce qu'à mon avis le mec qui a rédigé le dossier de presse il était pas dans son assiette quand il l'a écrit. Au bout de 10 mn de patience, il faut bien se résigner: y'aura pas de vaisseau spatial et pas de baston non plus. C'est un film presque immobile, presque un huis-clos.

Le film joue sur trois époques mais je ne l'ai pas vu comme ça. Au contraire, il m'a semblé qu'il s'agissait seulement d'un monde intérieur, comme celui qui m'habite, à l'instar de tout raconteur d'histoires il me semble. C'était troublant. J'y ai vu ce décalage perpétuel que j'ai vis-à-vis du monde qui m'entoure quand je suis en train d'écrire.

C'était assez émouvant de voir ainsi sur grand écran cette fragilité qui nous habite, ce que j'ai tellement de mal à essayer de décrire et qui explique pourquoi j'ai tellement besoin des autres pour ne pas perdre pied avec la réalité.

Et la bande son est absolument fabuleuse.

That's all folks, je retourne à mon plafond.