Je pourrais raconter des histoires de vie, de mort, de pouvoir et de colère aussi pour expliquer ce long silence bloguesque. Mais je crois que je vais m'en tenir à une petite carte postale vu que j'ai choisi en guise d'exutoire de me remettre au boulot. So, I'm a vey busy woman.


pic: Elek my Doux

Les cavaliers maintenant l'entouraient.
Sur les pavés de la cour, les pas des chevaux résonnaient. Le visage couvert de poussière, beau comme un demi dieu à contre jour dans le soleil de cette après midi de printemps, l'un d'eux s'avança.
- Hola, gente dame, je viens délivrer à Dame Emeline un message de la plus haute importance. Est-elle séant ? Pourriez vous me mener à elle ?
La jeune femme fit claquer son sécateur sur la dernière rose qui vint rejoindre les autres dans le bouquet qu'elle venait de confectionner et se retourna vers l'homme qui l'avait apostrophée. Elle dévisagea son interlocuteur et le trouva à son goût. Elle esquissa un sourire . A son habit, elle reconnût l'insigne de la corporation et ne posa pas de question.
- Venez ! Dit-elle. Vous seul pouvez me suivre, les autres attendez ici. Je donnerai des ordres pour qu'on s'occupe de vous.
Ce disant elle leva les yeux vers lui et vit que ses pupilles étaient rouges.
- Pauvre homme, se dit-elle. La maladie fait chaque jour plus de victimes. Elle secoua la tête et soupira.
- Hâtons nous donc.

Mais la vérité c'est qu'en ce jour presque chaud d'un après midi de printemps à l'hotel Cluny à Paris, mes oreilles résonnaient encore du concert de Neïmo auquel j'avais assisté la veille. .
Assis sur les bancs dans la cour, des rangées entières de touristes serrés comme des pigeons devant un reste de sandwich commentaient diversement en de multiples langues les pages nobles de l'histoire de France médiévale.
Quand les cavaliers entrèrent dans la cour en faisant grand bruit , aucun ne le vit, personne ne les entendit, sauf moi et mon Doux qui prit la photo à ce moment là.
Debout au milieu de la cour, j'étais en train d'inventer une histoire que je coucherai le soir même sur le papier. Voluptueux privilège de l'écrivaine.

Trauma : On en voit le bout.

22 avril: Votez pas n'importe quoi car c'est la fête à st Aproncule. En Berry occidental, y'a un beau dicton qui prophétise un truc qui rime. "Si tu votes n'importe quoi à la st Aproncule, faudra pas t'étonner....."