Background négatif sporadique: chiens qui gueulent. Voitures qui roulent trop vite. Deux-roues sans pot et quad à la con. Tracteurs. Klaxons au carrefour. Coups de frein. Tondeuses. Cyclistes qui braillent. Les voisins qui prennent l'apéro.

Background sporadique positif: Oiseaux de jour, oiseaux de nuit. Les osiers qui grincent. Le vent dans les peupliers et les clochettes japonaises qui sonnent à la volée. Miaulement des chats. Ane qui braie. Paons qui se font la cour. Chevaux qui passent Enfants qui jouent. Cloche de l'église les jours de vent du nord. Bourdons qui bzzztent.


Pic: moi

Je n'ai pas fini de pester, de tempêter contre les bruits intempestifs de la connerie humaine, même sporadiques, ils ont une nette tendance à se relayer, chassant les bruits des choses douces. Il suffit qu'un seul de ces sales clebs se mette à aboyer pour que se taisent les oiseaux.
je savoure comme on mange une barbapapa à grosses bouchées la consistance de ce que j'appelle le silence. Mais, à bien y réfléchir, en fait de silence,.ce serait plutôt le monde des bruits ténus auquel je pense. Maison qui craque, la chaleur de l'été, la pluie qui goutte.

Ma découverte de cette année ce sont les osiers qui sont devenus si gros que les troncs se frottent les uns contre les autres en faisant des bruits de panier. Et puis l'osier ça pleure, surtout en plein cagnard, l'osier fait tomber de petites gouttes de sève, fluides comme de l'eau, comme s'il voulait rafraîchir ses feuilles.

Et puis il y a la musique. Je ne sais pas écrire d'histoire sans musique. Et mon écriture plutôt visuelle est incapable de se passer de sa musique comme un film sa bande son. J'écris au son de musiques énergiques, rapides et mes doigts courent sur le clavier le plus souvent à leur rythme.

Pour les images et la musique je suis comme mes osiers, j'ai facilement la sève à l'œil. C'est embarrassant mais extrêmement pratique pour écrire. J'entre en transe scribouille. Hermétique à tout ce qui se passe autour, dans ma bulle hors du temps, je bouge dans l'histoire. Entre mes deux yeux il y a une sorte de Louma frénétique qui danse.

Je ne saurais donc dire à qui mes textes doivent le plus des Kills, Mozart, Anouar Brahem, du Hadouk trio, des B.O. de films comme Arthur, Avalon, Hero, Master and Commander, 300 , the fountain, des groupes celtiques comme Capercaillie. Du rock garage dont je vais maintenant suivre les concerts dans de toutes petites salles à Paris et surtout de l'incroyable énergie de Neïmo.Et j'arrête là la liste avant de trop vous fatiguer, à cliquer sur tous les liens.

Je tourne à la musique comme d'autres à la picole mais j'assume mon addiction haut et fort. N'empêche que je me demande un peu beaucoup si c'est pareil pour vous.

Franchement le sujet m'intéresse. J'aimerais bien en savoir plus sur la création dans cet état à part proche de la transe.