Il y a un gros paquet de mois que
Anne m'avait invitée aux Paris carnets. Mais pour me tirer à une rencontre de ce type là, il fallait au moins faire comme maman chat avec les bébés chats: m'y trainer par la peau du cou. C'est ce qu'a fait
Meerkat. Dans le style "si t'y vas, j'y vais", ralala c'est le genre d'argument qui ne se refuse pas.

Pic: my Doux
Me voilà donc partie en famille pique niquer au parc de Bercy à Paris. Diantre ! J'allais voir à quoi ça ressemblait tout plein de blogueurs réunis.
Vachement intimidée la fille. C'est que c'est pas le genre d'endroit où on arrive avec un masque bien laqué.
Nan nan, ces gens-là, ils te connaissent déjà du dedans.
Du: que toi tu crois que quand tu fais une note, tu causes en toute intimité avec 3 copains blogueurs de tes problèmes existensiels, que tu te laisses aller aux confidences psychanalytiques devant un bon petit rosé et qu'en fait y'a plein de gens qui t'ont lu.
OUPS que je me suis dit.
Vite, analyser la situation, se donner une contenance. Bah c'est vrai que moi aussi je lis les confidences des autres et puis même que c'est pour ça que je les aime bien. On est tous pareils, un peu décalés ou fragiles ou sensibles ou tout ce qu'on veut qui fait qu'on a besoin de le raconter un peu.
Peut-être tous un peu timides sauf peut-être certains ou certaines qui nous prennent par la main et qui prendrait bien aussi tout le monde dans leurs bras pour leur faire un gros calin. (N'est-ce pas
Kozlika et
Samantdi).
Frileuse, je me suis collée à mon Doux et à Meerkat le temps que je me décongèle. Après j'ai pas arrêté de parler, je me suis planquée derrière mes mots en cascade. Bidiou, les gens si vous me lisez, je ne suis pas toujours comme ça !
Enfin sauf si on me parle des mes histoires hein ? Parce que là, pour de bon je sais pas m'arrêter.
A nous tous, on prenait un bon morceau du parc, assis dans l'herbe rafraichie par une petite pluie matinale, sous quelques gros arbres. On a juste légèrement tourné et déplacé les nappes en suivant le soleil. Z'avez déjà vu les mouettes sur la plage ? Ben c'était tout pareil.
On a aussi croisé des… je trouve pas mes mots. Il parait que même anonyme il faut pas dire de gros mots sur les gens, donc forcément ça coupe les ailes à mon style artistique grinçant, couignant (bâillonnant ainsi ma liberté d'expression je vous le fais pas dire) et pourfendeur (ça va ? J'ai bon là ? J'ai bien tourné autour ?).
L'histoire c'est qu'on a deux filles habillées pareil, tout en bleu (je vous donne un indice: c'était pas des jumelles ) qui nous on demandé de ranger une bouteille de rosé qui passait par là, parmi un nombre incalculable de bouteilles d'eau et autres boissons non alcoolisées. Nous avions le droit de pique niquer au rosé dirent les donzelles mais alors faut cacher la bouteille.
Putain ! Comme aux States ! Trop cool !
Nan en fait, c'est pas vrai. On l'a très mal pris mais on a fermé notre gueule. Qu'est-ce qu'on peut dire dans ces cas-là ? Rien. On va pas gâcher une fête pour si peu.
Et voilà comment on glisse tout doucement dans un univers sécuritaire qui nous affirme que les méchants nous guettent à la fenêtre alors que pour le moment les seuls qui dans ma vie m'ont piqué ma bagnole c'était lesgens de la maréechaussée. Mais bon je dois pas me plaindre, à chaque fois je l'ai récupérée contre une forte rançon.
Mais la fête était belle. On est rentré tout rôtis de soleil et des étoiles plein les mirettes. J'ai pu faire connaissance avec plein de gens que j'irai lire désormais parce que je les aime bien. Nul doute que s'ils veulent bien de moi, j'y retournerai à ces Paris Carnets, il y a des gens à qui j'ai pas pu causer mais qui me donnaient envie de le faire, comme de manger le petit pain dans la vitrine du boulanger.
Donc, merci à
Mume,
Fauvette,
Gilda et son fiston,
Samantdi,
Kozlika,
Thomas,
Raphaël pour cette belle journée et d'avoir supporté ce verbiage démesuré.
J'en oublie
Meerkat que j'ai rencontrée pour la première fois. C'est marrant j'ai tellement l'impression qu'on se connaît depuis longtemps !