Si vous passez par là par hasard, ce n'est pas la peine de lire la suite, ce n'est pas une note, c'est plutôt un mail aux amis.

Je repars à l'hopital. Pour longtemps. Un bon hopital à ce qu'il parait. J'espère que c'est vrai mais je suis terrorisée.
Il y a une bactérie qui m'a envahie. C'est une serial killeuse, elle aime beaucoup tuer les gens en quelques jours.
Pour moi, ce ne sera pas le cas mais on l'a évoqué. Peut-être que j'y laisserai tout de même un pied ou une jambe selon si on arrive à la traquer, la cerner et la tuer ou si elle arrive à s'échapper.
Je dois donc être sous surveillance constante, antibiotiques en perfusion.
Ici, c'est un peu le désarroi. La menace est presque irréelle. Je me sens en forme, juste une douleur au pied gauche.
Je pars demain matin, je ne sais quand je reviendrai.
Je n'ai pas le temps de vous mailer et je fais cette note un peu comme on téléphone en urgence à la famille.
De toutes façons, en guise de famille je n'ai que vous. Je ne m'en plains pas c'est une belle famille qui fait rêver.
Le fait est que je ne vous raconte pas ça, je n'ai personne à qui le raconter.
Mon Doux, les enfants et moi, on va encore avoir besoin de vos tendresses pour tenir le coup.
Vos tendresses c'est aussi de nous aider à ne pas arrêter les projets en cours, le studio, le dessin, l'écriture et la fabrication des plumes et des oreilles de chat.
Nessae, c'est le bon moment pour me demander de t'aider pour Transition.

C'est le moment de me demander mon avis sur les trucs écrits, les idées que vous avez. Du fond de mon lit, je ne vois qu'une montagne de choses à faire à abattre pour ne pas sombrer.

Mon Doux et les enfants me feront parvenir vos mails. J'aurai un ordi mais pas de connexion qui me permettra tout de même de lire vos blogs et de me tenir au courant.

Je vous embrasse.